Article: Les réseaux sociaux au service de l’insertion professionnelle

Des jeunes sur les réseaux sociaux
Le pouvoir des ecrans

Pour communiquer efficacement, il faut connaître la cible que l’on veut toucher. Lorsqu’on souhaite s’adresser aux jeunes, le smartphone paraît être le canal idéal. Mais sur quels réseaux sociaux ? Quand publier ? Faut-il payer de la publicité pour être sûr de toucher son audience ? Si certaines campagnes de communication sont organisées et relayées au niveau national, les missions locales peuvent utiliser leurs réseaux plus individuellement. Quelques conseils pour communiquer avec la génération Z, celle qui passe en moyenne 4 heures par jour à utiliser son smartphone.

Facebook, Youtube et Instagram

Tous les réseaux sociaux ne s’adressent pas aux mêmes publics. Dans le guide des bonnes pratiques des Missions Locales de Normandie, il est rappelé que pour s’adresser aux jeunes et au grand public, il faudra plutôt privilégier Facebook, Youtube et Instagram. Cyril Chambaud est responsable de la communication et du développement numérique pour les missions locales de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Selon lui “pour l’instant c’est Instagram qui gagne la course pour les jeunes”.

Si les hashtags tiennent une place importante pour le référencement, le guide en sélectionne et en recommande quatre particulièrement appréciés par les millenials : #swag, #goals, #meme et #dope. L’horaire de publication apparaît également comme un facteur décisif pour réussir sa communication. Le meilleur moment pour poster, c’est le moment où les jeunes sont connectés : “avant 9h, entre 12h et 13h et après 18h30”, lit-on dans le guide. Il est également recommandé d’utiliser systématiquement un visuel pour être plus visible dans les flux d’actualités.

Le cas Snaptchat et TikTok

Cyril Chambaud explique que “pour les autres réseaux jeunes, Snapchat et Tiktok, beaucoup de questions se posent encore sur la présence des missions locales sur ces réseaux”.

Claire Vidal, qui est chargée de communication pour la mission locale rurale nord-ouest Rhône souligne que pour le cas de Snapchat, les pratiques sont plutôt intimes : “vu que c’est une information qui est éphémère, nous préférons laisser Snapchat au contexte amical”. Mais un compte TikTok a été ouvert. “Nous nous sommes récemment inscrits sur Tiktok puisque nous nous rendu compte que notre cible 16-18 est énormément sur ce réseau social là”, explique la chargée de communication.  Pour Cyril Chambaud, il y a un dernier réseau à prendre en compte : “Twitch commence à prendre de l’ampleur et je lui vois un bel avenir notamment pour la parole des jeunes” prévoit-il.

Une communauté de qualité c’est une communauté engagée

Créer de l’engagement chez les jeunes, c’est “très compliqué” pour Cyril Chambaud. Il recommande notamment d’utiliser des “publications décalées”, en misant sur l’humour. Ou “d’investir les formats vidéo courts”. D’ailleurs, la vidéo fonctionne mieux selon lui, “même si certains formats fixes originaux marchent bien”. Des conseils que l’on retrouve dans le guide des bonnes pratiques des Missions Locales de Normandie : “écrire de courts messages, et si possible drôles et vivants”, “utiliser un « appel à l’action », c’est-à-dire une phrase qui incite à faire quelque chose, par exemple « Venez à la Mission Locale ! » « Appelez votre conseiller-ère pour plus d’informations ! ».

La chargée de communication de la mission locale rurale nord-ouest Rhône explique que les jeunes n’hésitent pas à utiliser les réseaux sociaux pour poser des questions : “de plus en plus de jeunes passent par notre page Facebook ou Instagram pour nous contacter”. Pour elle, c’est une manière pour “pouvoir accompagner de manière un peu plus digitale nos jeunes, surtout dans le milieu rural!”. Leurs nombres d’abonnés sont d’ailleurs en évolution : au total, Claire Vidal comptait 2 191 abonnés en février 2021, sur tous les réseaux confondus. 823 sur Facebook, plus de 490 sur Instagram et plus de 600 sur Twitter. “Par rapport à 2019, Facebook et Instagram ont augmenté de 177 %”, explique-t-elle.

Concernant les publications sponsorisées, Cyril Chambaud parle d’une publication payante par mois, “pour des pubs de notoriété”. Plus localement, Claire Vidal explique que la question a été discutée. “Pour certains posts, ça vaut le coup de faire une promotion payante”. Elle ajoute que s’ils n’ont pas encore utilisé ce type de publications, “c’est juste parce que nous n’avons pas encore défini une stratégie”. Et vous, utilisez-vous les réseaux sociaux avec vos publics ? 

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